Dom tom, ses spécificités en commerce maritime

Image Dom tom, ses spécificités en commerce maritime

Chaque commerce maritime a ses spécificités en Europe, en Asie et même en Amérique. Celui des Dom-tom possède aussi ses propres caractéristiques avec les différents territoires qui les composent. Quels sont alors les points caractéristiques du commerce maritime en outre-mer ?

Des conventions communes

Chaque zone des Dom-tom possède son propre droit maritime qui régit toutes les activités liées à la mer. Pour bien travailler ensemble, les territoires ont mis au point des conventions communes pour les transactions effectuées entre eux. Les exploitants ultramarins sont donc tenus de suivre ces règlementations, qu'ils travaillent à la Réunion, en Guadeloupe ou en Martinique. Ces conventions permettent de faciliter le commerce maritime entre ces territoires et redéfinissent même la notion de marin.

Les conventions communes ajustent le droit maritime de chaque territoire afin d'inclure par exemple tous les employés embarqués. Elles légitiment la transformation d'un salarié de l'hôtellerie guyanais en marin à part entière une fois qu'il est recruté dans le domaine de la croisière. Elles facilitent de même l'accès à la communication téléphonique avec la terre à un prix accessible. Ces termes visent à combler le vide laissé par les différents droits maritimes qui ne font plus l'objet d'une mise à jour pertinente.

L'obtention de grands ports maritimes

Une des spécificités actuelles du commerce maritime des Dom-tom est la création de 4 grands ports maritimes. Cette situation fait écho à un besoin de répondre aux exigences du commerce maritime mondial qui requiert une logistique de pointe et performante. Ces GPM ou Grands Ports Maritimes se substituent au port autonome de la Guadeloupe, de la Martinique, de la Guyane et de la Réunion. Cela a permis la création de structures de gouvernance adaptées qui ont pour objectif de dynamiser le commerce maritime de la région.

La création de ces GPM suit la réforme portuaire amorcée en outre-mer dès 2012. Leur siège se situe à Pointe-à-Pitre et engage des mains d'œuvre qualifiées et non détachées. Ces GPM impliquent également la mobilisation d'outillages non détachés, que ce soit pour la manutention, le transport ou l'amarrage. Tous les salariés ayant déjà travaillé sur les anciens ports sont reconduits vers les nouvelles structures sans changement de statut.

Le conseil de coordination entre les ports

La mise en place du conseil interportuaire de coordination fait suite à la création des 4 GPM dans les territoires et départements d'outre-mer. Chaque port possède son propre directoire constitué de 20 conseillers de développement et de 3 membres représentants. Ce conseil a pour vocation d'apporter des réponses satisfaisantes aux exigences de performance et de compétitivité. Cela permet ainsi à la région de faire face à l'évolution du commerce maritime international de la meilleure manière possible.

Les spécificités du commerce maritime d'outre-mer sont nombreuses puisqu'il faut tenir compte des particularités au niveau de tous les territoires. Par ailleurs, des dispositifs élaborés par le gouvernement aident au financement des travaux des exploitants ultramarins. Des sociétés comme ECOFIP montent un financement de projet d'investissement de défiscalisation dans les Dom-tom. ECOFIP, c'est le leader du montage en loi Girardin qui travaille dans le secteur depuis 25 ans.